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Test de la saison 2 de Fallout : Un monde post-apocalyptique qui mérite d’être exploré

Test de la saison 2 de Fallout : Un monde post-apocalyptique qui mérite d’être exploré

La saison 2 de Fallout évite le syndrome de la deuxième saison

La saison 2 de Fallout avait de nombreux obstacles avant même son lancement. Les deuxièmes saisons peinent souvent à conserver l'énergie et l'originalité qui ont fait le succès de la première. Les fans ont déjà constaté ce phénomène avec d'autres grandes séries de fantasy et de science-fiction qui perdent de leur intérêt une fois l'univers et les personnages principaux établis.

Avec Fallout, le risque était réel que la série simplifie sa structure, abandonne les éléments les plus complexes et se concentre uniquement sur le trio principal : Lucy, Maximus et le Ghoul. Au lieu de cela, la saison 2 reste ambitieuse, conserve les sauts temporels et continue de faire confiance à l'attention des spectateurs. Le résultat est une saison maîtrisée, riche et toujours aussi étrange, dans le plus pur style Fallout.

Les flashbacks d'avant-guerre, qui auraient pu être allégés, restent essentiels au récit. Barb transgresse sans cesse ses principes pour protéger sa famille, tandis que Coop découvre peu à peu la corruption des entreprises qui a façonné le monde avant les bombes. Ces scènes ne sont pas de simples digressions : elles contribuent directement à la grande énigme de l'origine du futur dystopique de Fallout.

Nostalgie de New Vegas et histoires en expansion

L'un des points forts de la saison 2 est la manière dont elle élargit son univers sans pour autant se désintéresser des personnages auxquels on s'est déjà attaché. Nombre de séries trébuchent à ce stade, sacrifiant leur intrigue principale au profit d'une multitude d'intrigues secondaires superflues. Dès la saison 1, Fallout a posé les bases de son succès en démontrant que les personnages secondaires et les intrigues parallèles pouvaient être tout aussi captivants que l'histoire principale.

La saison 2 s'appuie sur ces bases. Norm reste un personnage marquant, et son intrigue s'inscrit encore plus profondément dans l'humour noir caractéristique de Fallout. De nouvelles pistes apparaissent également, comme celle de découvrir enfin ce que Hank fait réellement à Las Vegas. Loin d'être une simple quête secondaire, son histoire a une véritable profondeur et entretient la curiosité quant à ses véritables motivations.

Le plus grand plaisir des fans est sans conteste la traversée du Mojave. La poursuite de Hank par Lucy et le Ghoul les mène à travers des lieux emblématiques de Fallout New Vegas. La Légion, Novac, Freeside et d'autres endroits familiers sont de retour, mais non figés dans le temps. Les choses ont évolué depuis la dernière fois que les joueurs les ont découverts, parfois de manière subtile, comme autant de clins d'œil complices. Même des détails anodins, comme le fameux dinosaure de Novac tourné dans une autre direction, nous rappellent avec humour que ce monde est vivant et a évolué depuis les jeux.

Ces clins d'œil au passé auraient facilement pu se réduire à un simple hommage aux fans, mais la série les utilise surtout pour raconter de nouvelles histoires avec des personnages inédits interagissant avec les ruines de lieux familiers. Pour les spectateurs ayant passé des centaines d'heures à explorer le Mojave dans le jeu, voir les personnages de la série évoluer dans ces espaces donne l'impression de redécouvrir une ancienne partie sous un angle différent.

Maximus connaît lui aussi un changement de statut majeur cette saison. Il devient enfin chevalier à part entière de la Confrérie de l'Acier, pour découvrir que la réalité de son rêve s'apparente davantage à un cauchemar. La Confrérie est dépeinte comme une bande de militaristes fanatiques et imbus de leur propre justice, et la série exploite leurs défauts avec un mépris jubilatoire. Différents chapitres venus de tout le pays apparaissent, chacun avec sa propre personnalité, mais tous unis par leur ridicule propre. Pour tous ceux qui sont lassés de voir la Confrérie traitée comme des héros incompris, cette saison est d'une brutalité rafraîchissante.

Problèmes de coffre-fort, humour noir et narration intelligente

Tandis que l'intrigue principale se déroule en surface, la vie sous terre est loin d'être paisible. Un détail apparemment anodin de la saison 1, le problème de la puce à eau, se transforme en un véritable casse-tête pour la superviseure Betty dans l'abri 33. Les fans du premier Fallout le reconnaîtront instantanément : la quête classique pour trouver une puce à eau de remplacement était l'un des premiers ressorts narratifs, et des plus emblématiques, de la série.

La série inverse la perspective. Au lieu de suivre l'héroïne errante, désespérée de sauver son abri, on découvre les habitants de l'abri confrontés au gaspillage, aux décisions à courte vue et à la pression qui pèse sur leurs dirigeants. On comprend aisément les choix de Betty, même s'ils ne sont pas toujours nobles. Les habitants de l'abri apparaissent moins comme des victimes innocentes que comme des personnes imparfaites qui ne méritent peut-être pas d'être sauvées.

L'histoire de Norm se poursuit d'une manière qu'il est difficile d'évoquer sans dévoiler l'intrigue, mais elle souligne à quel point Fallout reste fidèle à ses racines d'humour noir. Les situations sombres sont traitées avec un humour grinçant, jamais trop sérieux trop longtemps, mais jamais au point d'être insignifiantes.

Il en va de même pour l'intrigue secondaire liée à la drogue. Une histoire sur la dépendance au Buffout aurait facilement pu virer au discours moralisateur. Au lieu de cela, elle sert à l'évolution des personnages et à des blagues bien senties, à l'image de la façon dont les jeux traitent les drogues. On pourrait presque imaginer une liste dans la salle des scénaristes, intitulée « Choses qui arrivent dans les jeux Fallout », où « devenir accro aux drogues » figure juste en dessous de « trouver ou construire une super-arme absurde ». La saison fait de nombreux clins d'œil aux traditions de la série, mais généralement avec une telle subtilité que cela reste amusant et naturel.

Tout n'est pas parfait. Certaines scènes sont un peu trop appuyées, la satire est parfois trop explicite, et certains rebondissements sont tellement prévisibles qu'ils en deviennent presque imperceptibles. Certains dialogues servent surtout à rappeler aux spectateurs de longue date qui est un personnage et ce qu'il représente. Ces imperfections existent, certes, mais elles sont largement compensées par des répliques percutantes, des gags visuels cinglants et de petits moments surprenants qui invitent à la réflexion.

Une séquence particulièrement surprenante utilise des flashbacks superposés qui recadrent les scènes précédentes en révélant qu'elles se sont déroulées dans un ordre différent de celui que l'on supposait. C'est le genre de procédé narratif qui vous oblige à vous arrêter, à revenir en arrière mentalement et à réévaluer vos certitudes. Fallout refuse de se réduire à un simple bruit de fond. Il exige toujours toute votre attention et vous récompense de la lui accorder.

Au final, la saison 2 réussit exactement ce que les fans espéraient et craignaient de ne pas voir se réaliser. Elle conserve l'esprit des jeux, approfondit l'histoire, enrichit l'univers et reste toujours aussi percutante, sanglante et teintée d'un humour noir. Si c'est le nouveau standard, la saison 3 est plus que bienvenue.

Article et image originaux : https://www.pcgamer.com/movies-tv/fallout-season-2-review-if-the-first-season-was-a-love-letter-to-all-of-fallout-season-2-is-the-result-of-a-huge-crush-on-new-vegas-in-particular/

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